COMITÉ DE NOUVELLE-CALÉDONIE

Située entre 18 et 23° S et 164 et 167° E, la Nouvelle-Calédonie est constituée d’une île principale, la Grande Terre, et de dépendances, qui représentent une surface totale émergée de 19100 km² (1500 km d’est en ouest et 1000 km du nord au sud). La zone économique exclusive (ZEE) a été évaluée à 1 740 000 km². 

Elle est constituée de plusieurs entités :

L’île  principale,  ou  Grande  Terre,  couvre  une superficie de 16 890 km ² (400 km par moins de 50 km). Elle se prolonge par de petites îles isolées comme l’île des Pins au sud (152 km² ) ou l’archipel des Belep (220 km²) dans le lagon nord.
Plus  au  nord-ouest  le  groupe  des  récifs d’Entrecasteaux rassemble plusieurs pseudo-atolls, les plus grands étant Huon et Surprise, portant seulement de petites cayes sableuses.
• L’archipel des Loyauté (1981 km² ) comprend 3 îles principales d’origine corallienne Ouvéa, Lifou et Maré (respectivement 132, 1207 et 642 km²), quelques îlots immédiatement voisins (Tiga)  et  les  récifs  et  bancs  coralliens  de  Durand  et Beautemps-Beaupré au nord-ouest d’Ouvéa.
• Les récifs de l’Astrolabe, la Gazelle et Pétrie au nord et les récifs Durand, de l’Oirbe ainsi que l’île Walpole au sud puis le banc Ellet d’origine corallienne, prolongent le groupe des îles Loyauté.
• A l’est, les îles volcaniques de Matthew et Hunter entrent épisodiquement en activité.
A  l’ouest  de  la  Grande Terre,  dans  la  mer  de Corail, se trouvent de nombreux bancs coralliens peu profonds, ainsi que quelques atolls, mais avec très peu de terre émergée. Les bancs et récifs de Landsdowne et de Fairway (atolls ennoyés) sont situés approximativement à 250 km à l’ouest de l’extrémité nord de la Grande Terre.
Plus à l’ouest encore, dans la Mer de Corail, se situe le grand complexe d’atolls et de bancs coralliens de Chesterfield-Bellona.

L’ensemble  des  récifs  et  lagons  de  Nouvelle-Calédonie et  dépendances  couvre  une  superficie  totale  estimée entre 23 400 km² et 40 000 km² selon les auteurs. La Nouvelle-Calédonie est une entité juridique sui generis, composé de trois provinces (province Nord, province sud, province des îles) et d’un gouvernement. Les provinces disposent de la compétence en matière d’environnement.

 

FICHE IDENTITÉ

Localisation : Pacifique sud
Superficie terrestre : 19 100 km²
Récifs : 23 000 km²
Mangroves : 25 884 ha
Herbiers : 17 000 ha
Superficie ZEE : 1 740 000 km²
Statut : collectivité de l'outre-mer sui generis
Densité de population (estimation 2012) : 13 hab./km² (212 645 hab.)

CARTOGRAPHIE

ECOSYSTÈMES ET BIODIVERSITÉ

ÉCOSYSTÈMES

La  Grande  Terre  de  Nouvelle-Calédonie  est  bordée par une couronne de constructions récifales immergées d’une superficie d’environ 8000 km ² et large de 100 à 1 000 m. Ce récif- barrière continu, excepté dans le sud-est où il est en partie submergé ou absent, est distant de 1  à 70 km environ de la côte. Il délimite un vaste lagon d’environ 23 400 km²  dont  la profondeur moyenne est de 25 m dans l’ouest et de 40 m dans l’est, avec un maximum de 80 m. Différents  types  de  récifs,  récifs  frangeants et barrières, récifs d’îlots, atolls et bancs coralliens, sont présents. La  pente  externe  présente  des  typologies  différentes suivant  les  secteurs.  La  barrière  est  entaillée  de nombreuses passes, profondes de 30 à 80 m. Le littoral est bordé par un récif frangeant.

Il s’agit de la plus longue barrière continue et la deuxième plus grande barrière du monde, après la Grande Barrière australienne. On observe à certains endroits un double voire triple récif barrière, phénomène rarissime.

La diversité des éléments géographiques, dans la ZEE de Nouvelle-Calédonie,  a  pour  conséquence  une  grande diversité de types de formations récifales (150 classes géomorphologiques décrites).

Les herbiers couvrent 17 000 ha ; ils colonisent les estuaires, les franges littorales sableuses, les fonds sableux de lagon jusqu’à 60 m de profondeur et les platiers internes des récifs abrités peu profonds.

Les mangroves couvrent 25 884 ha auquel s’ajoutent 9224 ha de tannes/marais. Elles comptent de nombreux types physionomiques : mangroves d’estuaires, de fonds de baie (forme dominante) et de delta, de lagunes…

Les algueraies : la Nouvelle-Calédonie présente 3 types d’algueraies, les algueraies à algues brunes : sargasses sur fonds durs – notamment dans le lagon sud-ouest, les algueraies à algues vertes Caulerpales/Halimeda sur fonds meubles, les algueraies à Maërl (algues calcaires).

voir aussi

 

BIODIVERSITÉ

Les connaissances sur le milieu récifal de Nouvelle-Calédonie restent encore incomplètes, compte tenu de l’importante extension des formations récifales. La position de l’île dans le Pacifique sud, la diversité des conditions environnementales et des milieux, son extension géographique en latitude et en longitude font de la NC la collectivité d’outre-mer française dans laquelle la diversité en espèce est la plus élevée.

En l’état actuel des inventaires, on compte   373 espèces de coraux (Scléractiniaires), près de 2500 espèces de poissons, 3400 de mollusques, 11espèces de phanérogames…

Le lagon abrite de riches populations de mammifères marins (16 espèces de cétacés) et abrite les dernières populations de dugong des collectivités de l’outre-mer. La Nouvelle-Calédonie abrite quatre des sept espèces existant au monde la tortue verte (Chelonia mydas)  et la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata), la tortue luth (Dermochelys coriacea) et la tortue caouanne (Caretta caretta).: Elle est le second site de ponte du Pacifique Sud pour les tortues vertes et les tortues caouannes.

Lien sur le site de l’INPN

LES SERVICES ECOSYSTÉMIQUES

La Nouvelle-Calédonie représente un contexte socio-écologique et économique très spécifique. Elle dispose de complexes récifaux importants (plus de 4.500km2 de récifs et  20.000km2 environ de zones lagonaires) avec une densité de population réduite (245.000 habitants). Les relations homme-récif et les usages qui en sont faits sont contrastés entre les différentes cultures présentes. De même, une économie basée sur les services et le nickel générant un fort pouvoir d’achat à une partie de la population coexiste avec une économie non-marchande basée sur l’agriculture et la pêche vivrière.

L’étude couvre les principaux services écosystémiques: (i) la pêche (commerciale, de loisir, vivrière, hauturière et aquaculture), (ii) le tourisme (sous-marin, nautique et plaisance), (iii) la protection contre la houle, (iv) la bio-prospection et, (v) la recherche & éducation.

L’étude s’est centrée sur l’estimation des flux financiers réels ou potentiels générés par les services écosystémiques dans l’économie de la Nouvelle-Calédonie.

La valeur financière consolidée pour tous les services est estimée entre 22.700 et 38.400 millions de F Cfp par an (€190-320 million euros ou $250-$425 million USD). Le service le plus important en terme économique à l’échelle du territoire est celui de la protection du littoral contre la houle puisqu’il représente les 2/3 de la valeur totale. Il est suivi par la pêche (20% de la valeur totale) et le tourisme (10%).

Si nous nous centrons sur les flux financiers réels comptabilisables dans les calculs du PIB, les récifs créent une richesse sur le territoire qui varie entre 9.200 et 12.400 M Fcfp par an (entre 78 et 103 M€ par an). La pêche occupe la première place (70% env.), suivie du  tourisme (28%) et la recherche et éducation. Le poids de la pêche de loisir et vivrière est important (27% et 22% respectivement).

L’approche générale se base sur l’identification et la quantification biophysique des processus écosystémiques générés par les récifs coralliens et impliqués dans la production du service. Ainsi les processus de production de biomasse ou de maintien de la complexité des habitats produits par les écosystèmes étudiés permettent de considérer la totalité du service de la pêche récifo-lagonaire ou du tourisme sous-marin comme attribuable aux récifs. D’autres processus comme la production de meiofaune ou l’absorption de l’énergie de la houle ont seulement des rôles contributifs dans la production du service de l’aquaculture ou de la protection du littoral contre la houle. Ce rôle contributif est estimé.

Les services sont ensuite monétarisés à partir de différentes méthodes de valorisation financière comme les surplus producteurs, les dommages évités et les coûts de transport. Des modèles bio-économiques sont développés spécifiquement pour la valorisation de plusieurs services. Les données proviennent d’enquêtes réalisées avec les usagers, d’entretiens avec  experts et de l’analyse des données existantes.

Pour tous les services, les valeurs minimum et maximum sont présentées afin de refléter les incertitudes et estimations faites sur les paramètres utilisés.

GESTION

LES RÉSEAUX DE SURVEILLANCE

le réseau de surveillance des récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie a été créé en 1997 en province sud (ORC). Appuyé par l’IFRECOR, le réseau est étendu aux trois provinces en 2003.

L’université de Nouvelle-Calédonie coordonne le programme GCRMN et reef check, en collaboration avec l’aquarium des lagons, et l’association Pala Dalik. Le réseau de surveillance des récifs coralliens compte aujourd’hui 95 stations : GCRMN, reef Check (33 stations) et suivi des aires marines protégées (62 stations). 
Lien sur la carte des stations
Lien sur le rapport ??
Etat de santé des récifs coralliens : Les récifs coralliens de la Nouvelle-Calédonie sont globalement en très bonne santé.

LES AIRES MARINES PROTÉGÉES

La Nouvelle-Calédonie dispose de ses propres outils réglementaires pour la protection de la nature. Trois types d’outils existent, dont 2 pour le milieu marin :
• Réserve naturelle intégrale, correspondant au niveau de protection Ia de l’UICN
• Réserve spéciale marine et réserve spéciale de faune, pouvant correspondre à différents niveaux de protection de l’UICN (Ia, Ib et VI)

Outre les aires marines protégées existant au préalable (en 2008, 16 AMP pour une surface totale de 43 440 ha réserves intégrales, spéciales ou réserves de faune en Province Sud,1 réserve en Province Nord), les lagons de Nouvelle-Calédonie sont inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial depuis 2008. 

Le bien représente 15 743 km², entouré d’une zone tampon de 12 871 km². Il s’agit d’un bien en série composée de six zones marines. La gestion est assurée par un groupement d’intérêt public « conservatoire des espaces naturels de Nouvelle-Calédonie » (GIP CEN), créée en 2011.

En avril 2014, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a créé le parc naturel de la mer de corail qui couvre la totalité de la zone économique exclusive ainsi que les eaux territoriales de la Nouvelle-Calédonie et figure ainsi parmi les plus grandes aires marines protégées du monde.

ÉTAT DE SANTÉ

Les récifs coralliens de la Nouvelle-Calédonie sont globalement en très bonne santé.
> Télécharger le rapport état de santé 2015

PROGRAMME D'ACTION LOCAL

> Programme d'action 2016-2020

Pour voir ou revoir les précédents programme d'action :
> Programme d'action 2011-2015
> Programme d'action 2006-2010
> Programme d'action 2000-2005

LE COMITÉ LOCAL IFRECOR

Le Comité Local est composé de 37 institutions membres. La présidence est assurée par le Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.
Un Groupe Technique (GT) est adossé au Comité Local pour la mise en œuvre opérationnelle et le suivi du plan d'actions local. Les séances du GT sont animées par un secrétaire, le délégué local de l'IFRECOR. Il est composé de 17 institutions membres.
Des discussions sont en cours en vue d'une révision de son portage.

> Lien sur le site internet de l'Ifrecor local

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